De plus en plus de psychologues observent un phénomène intéressant : les personnes nées entre 1960 et 1970 auraient développé certaines compétences devenues moins courantes aujourd’hui. Un rapport récent de Cottonwood Psychology met en avant l’influence déterminante de leur environnement d’enfance, marqué par un quotidien plus simple technologiquement, mais souvent plus exigeant sur le plan de l’autonomie.
Grandir sans écrans omniprésents, sans accès immédiat à l’information et avec davantage de responsabilités personnelles aurait favorisé l’apprentissage par l’expérience directe. Les enfants de cette époque devaient souvent s’organiser seuls, gérer leurs conflits et trouver leurs propres solutions.
Patience et tolérance à la frustration
Selon plusieurs spécialistes, cette génération aurait développé une patience et une tolérance à la frustration plus marquées. À une époque où l’on attendait une lettre, un programme précis à la télévision ou la sortie d’un album, la gratification instantanée n’était pas la norme.
L’ennui faisait partie du quotidien et devenait parfois un moteur de créativité. Apprendre à attendre, à persévérer sans récompense immédiate et à considérer l’échec comme une étape normale aurait renforcé la capacité à faire face aux difficultés avec davantage de stabilité.
Une régulation émotionnelle plus solide
Les psychologues évoquent également une capacité accrue à maîtriser ses émotions. Les contraintes familiales et professionnelles étaient souvent prioritaires, ce qui amenait à développer tôt un certain contrôle de soi. Il fallait avancer malgré l’inconfort.
Cette aptitude à composer avec les émotions aurait contribué à forger une forme de résilience : une capacité à encaisser les obstacles sans se laisser submerger, tout en cultivant une force intérieure plus discrète.
Concentration et gestion directe des conflits
Les conditions de vie de l’époque favorisaient aussi l’attention prolongée. Lire pendant des heures, écouter un album en entier ou écrire de longues lettres exigeait une concentration soutenue.
Les interactions se faisaient principalement en face à face. Les désaccords se réglaient directement, sans écran intermédiaire. Cette communication plus directe aurait facilité l’apprentissage de l’écoute active et de la résolution concrète des tensions.
Une évolution, pas une compétition
Les auteurs du rapport soulignent qu’il ne s’agit pas d’opposer les générations. Chaque époque développe ses propres forces. Les environnements actuels offrent d’autres compétences, notamment en matière d’adaptation technologique et de rapidité d’accès à l’information.
Il s’agit davantage d’observer une évolution des modes de vie. Les personnes nées dans les années 60 et 70 ont grandi dans un équilibre particulier entre liberté et responsabilités précoces. Cette combinaison aurait favorisé l’adaptation, la persévérance et la capacité à se satisfaire de ressources limitées.
Une qualité peut-être moins visible aujourd’hui, mais qui continue de marquer cette génération.