Tout le monde l’a déjà vécu : un travail important à faire, une tâche urgente… mais on finit par la repousser au lendemain, puis au jour suivant. Ce comportement s’appelle la procrastination. Contrairement à ce que l’on pense souvent, la procrastination n’est pas simplement de la paresse. Elle est généralement liée à des mécanismes psychologiques plus complexes.
Le cerveau cherche à éviter l’inconfort
Lorsque nous devons accomplir une tâche difficile, longue ou stressante, notre cerveau cherche naturellement à éviter l’inconfort.
Au lieu de commencer le travail, nous préférons faire des activités plus agréables : regarder le téléphone, ranger quelque chose ou naviguer sur internet. C’est une manière pour le cerveau de rechercher une gratification immédiate.
La peur de l’échec
Paradoxalement, certaines personnes repoussent un travail par peur de ne pas réussir.
Commencer une tâche signifie prendre le risque de se tromper ou de ne pas être à la hauteur. Repousser l’action devient alors une façon d’éviter cette confrontation.
Un manque de clarté sur la tâche
Face à un travail important, il arrive que l’on ne sache pas par où commencer. Lorsque le cerveau perçoit une tâche comme trop grande ou trop complexe, il peut entrer dans une forme de blocage.
Résultat : on repousse l’action au lieu de la découper en étapes simples.
La fatigue mentale et le stress
La procrastination apparaît souvent lorsque l’on est fatigué mentalement ou surchargé.
Un cerveau épuisé aura plus de mal à se concentrer et cherchera instinctivement des activités faciles.
Comment réduire la procrastination ? Même si ce phénomène est courant, certaines stratégies simples peuvent aider.
Diviser les tâches : Au lieu de voir un travail comme une montagne, il est plus efficace de le diviser en petites actions faciles. Commencer par une petite étape réduit le blocage mental.
Se fixer un temps court : Dire « je travaille seulement 10 minutes » peut suffire pour déclencher l’action. Une fois lancé, il devient souvent plus facile de continuer.
Éliminer les distractions : Mettre le téléphone loin de soi ou travailler dans un environnement calme peut améliorer considérablement la concentration.
Accepter de ne pas être parfait : Attendre le moment parfait ou vouloir un résultat parfait peut empêcher de commencer. Il vaut souvent mieux commencer imparfaitement que ne pas commencer du tout.