Lors d’un dernier hommage, certaines personnes ressentent le besoin de toucher ou d’embrasser un proche décédé. Une image virale affirme pourtant qu’il ne faudrait « jamais » embrasser une personne morte. Cette formulation est trop catégorique. Dans la plupart des situations, le corps d’une personne décédée ne représente pas automatiquement un danger important pour son entourage.
L’Organisation mondiale de la santé rappelle que le risque infectieux est généralement faible, sauf lorsque le décès est lié à certaines maladies hautement transmissibles.
Pourquoi certaines précautions restent nécessaires
Après le décès, certains micro-organismes peuvent rester présents pendant un certain temps dans le sang ou les liquides biologiques. Le risque concerne surtout un contact avec :
- du sang ou des sécrétions ;
- une plaie ouverte ;
- les muqueuses de la bouche, du nez ou des yeux ;
- certains agents infectieux particuliers.
Le CDC rappelle notamment que des agents comme les virus des hépatites B et C ou le VIH peuvent rester présents dans certains liquides corporels, ce qui justifie des précautions lors de la manipulation des dépouilles.
Embrasser le front est-il forcément dangereux ?
Non. Un simple baiser sur une peau intacte ne constitue pas systématiquement une situation à haut risque, notamment lorsque la personne n’est pas décédée d’une maladie infectieuse particulière.
Cependant, les recommandations peuvent changer selon la cause du décès et les circonstances. Dans le cas de maladies hautement contagieuses comme certaines fièvres hémorragiques, l’OMS recommande explicitement de ne pas toucher ni embrasser le corps.
C’est pourquoi les proches doivent suivre les consignes données par l’établissement de santé, le médecin ou les professionnels des pompes funèbres.
Et après une maladie respiratoire ?
Pour certaines infections respiratoires, les autorités sanitaires peuvent également recommander d’éviter tout contact rapproché avec le corps. Dans ses recommandations concernant les personnes décédées atteintes de Covid-19, l’OMS indiquait par exemple que les familles pouvaient voir le défunt, mais recommandait de ne pas le toucher ni l’embrasser.
La conduite à adopter dépend donc avant tout de la maladie concernée et des recommandations sanitaires en vigueur.