Chaque début d’année, les résolutions reviennent avec leur lot d’espoirs… et de frustrations. Beaucoup de personnes se promettent de changer certaines habitudes, avant d’abandonner quelques semaines plus tard. Contrairement aux idées reçues, ne pas tenir ses résolutions n’est ni un manque de volonté ni un défaut de caractère. En psychologie, certains traits communs reviennent régulièrement chez les personnes concernées.
Voici trois caractéristiques fréquemment observées, selon les approches psychologiques et comportementales.
Elles se fixent des objectifs trop vagues ou trop ambitieux
L’un des premiers obstacles identifiés par la psychologie motivationnelle est la formulation des résolutions. Les personnes qui ne les tiennent pas ont souvent tendance à se fixer des objectifs flous ou irréalistes : « être plus heureux », « changer de vie », « se remettre en forme rapidement ».
Le cerveau a du mal à s’engager lorsqu’un objectif manque de clarté. Sans étapes concrètes ni repères mesurables, la motivation s’épuise rapidement. Ce n’est donc pas la personne qui échoue, mais l’objectif mal défini.
👉 Les recherches montrent que les objectifs précis et progressifs sont plus faciles à maintenir dans le temps.
Elles comptent trop sur la motivation
Un autre trait fréquent est la surestimation de la motivation. Beaucoup pensent que pour tenir une résolution, il faut se sentir motivé en permanence. Or, la psychologie rappelle que la motivation est par nature instable.
Les personnes qui abandonnent rapidement attendent souvent de “se sentir prêtes” avant d’agir. Dès que l’enthousiasme du début disparaît, l’action s’arrête elle aussi. À l’inverse, les comportements durables reposent davantage sur des habitudes simples et répétées que sur l’envie du moment.
👉 En pratique, ce sont les petites actions régulières qui entretiennent la motivation, et non l’inverse.
Elles sont très dures avec elles-mêmes
La psychologie met également en avant un facteur souvent sous-estimé : l’auto-critique excessive. Les personnes qui ne tiennent pas leurs résolutions ont tendance à interpréter le moindre écart comme un échec total.
Un jour sans sport, une habitude oubliée, et la résolution est abandonnée. Ce raisonnement “tout ou rien” fragilise l’engagement et renforce la culpabilité, ce qui diminue encore la motivation.
👉 Les études montrent que l’auto-compassion et la tolérance aux écarts favorisent la persévérance sur le long terme.